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Réforme de classes prépas à Reims : attention prudence !

© Pixabay_Clker

Réforme de classes prépas à Reims : attention, prudence !

 

En décembre dernier, les collègues de Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) du lycée Clemenceau de Reims ont eu la surprise d’apprendre qu’à la rentrée 2021, ils perdront d’abord une classe de la filière préparatoire scientifique MPSI/MP, avant de probablement en perdre une autre de la même filière à la rentrée 2022. Soit deux classes sur cinq au total dans cette filière. Cette suppression devrait permettre de créer au lycée Roosevelt de Reims deux classes de CPGE d’une nouvelle filière, la MP2I/MPI. Créer une filière proposant des mathématiques, de la physique associées à l’informatique est une bonne nouvelle car cela correspond à un besoin. Toutefois, la façon choisie de faire les choses laisse dubitatif.

Pourquoi en effet fermer à terme deux classes à Clemenceau ? Certes, ce lycée verrait ses deux classes perdues remplacées par deux autres de la filière EGC, créée à cette occasion, mais cette dernière n’a absolument rien à voir avec la filière MPSI/MP… De plus, pourquoi s’en prendre à la filière MPSI/MP, dynamique et rayonnante, à dominante mathématiques, physiques et sciences de l’ingénieur, qui n’a absolument aucun problème de recrutement et qui permet à des élèves d’accéder ensuite aux meilleures écoles d’ingénieurs du pays ? Quel sera son avenir avec une offre moins importante que les années précédentes ? N’y a-t-il pas un danger à terme de la transférer ailleurs voire de la fermer ? Cela ne serait pas une nouveauté dans l’académie, à l’image de la fermeture du pôle PTSI/PT à Châlons-en-Champagne il y a quelques années.

Les collègues de Roosevelt se demandent par ailleurs comment les nouvelles classes de la filière MP2I/MPI seront remplies. Est-ce que les lycéens faisant l’option informatique recommandée seront assez nombreux à postuler en 1ère année ? Puis à vouloir poursuivre en 2e année ? Quels seront leurs débouchés ? Les Grandes écoles n’ont pas encore fait part de leur positionnement par rapport à elles, à l’heure où les lycéens vont formuler leurs vœux sur Parcoursup.

Et que dire des collègues des deux lycées concernés par cette réforme ? Où iront ceux perdant des heures ? Que dire des collègues dont le poste serait intégralement supprimé ? Et quels professeurs pourront postuler dans les nouvelles classes de MP2I/MPI à Roosevelt et dans celles d’EGC à Clemenceau ? Selon quel calendrier ? Ces questions sans réponses suscitent beaucoup d’inquiétude.

Pour le SNALC, choisir de fermer brutalement les classes d’une filière prestigieuse qui n’est pas en crise au profit d’une autre qui lui est différente est une mauvaise nouvelle pour toute l’académie. Il n’est hélas guère étonné qu’après le primaire et le secondaire, notre institution décide de s’en prendre au supérieur, sans concertation avec les professeurs qui se sentent malmenés. Comme on l’a déjà vu dans le passé, on choisit de casser ce qui fonctionne bien, sans aucune justification, au détriment des élèves et des professeurs. Le SNALC est scandalisé par la façon méprisante dont la réforme a été annoncée aux collègues, montrant le peu de considération de l’institution à leur égard. Dans les deux lycées, ils n’ont en effet eu vent du projet de réforme que le lendemain de la clôture des vœux pour postuler aux CPGE, sans explication.

Dans son dialogue avec les autorités, le SNALC demande donc au nouveau recteur à ce que la création de la nouvelle filière MP2I/MPI, qui est une très bonne chose, se fasse sans aucune fermeture de classes et que, s’il y a des ajustements à faire, qu’ils soient faits en associant étroitement les collègues concernés des deux lycées et que leurs heures dans le bassin rémois soient conservées. Avec cette réforme, le nouveau recteur aura ainsi l’occasion de montrer de quelle façon il compte gérer notre académie.

snalcdechampagne@gmail.com

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