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Réforme du lycée : quel premier bilan ?

© Pixabay_Jerzy Górecki

REFORME DU LYCEE : QUEL PREMIER BILAN ?

 

Nous avons tous vécu une nouvelle réforme, d’ampleur celle-ci, puisqu’aux nouveaux programmes venait s’ajouter une réforme en profondeur du baccalauréat. Faisant fi de l’énorme surcharge de travail, le ministère a de plus voulu une application de celle-ci en deux ans. On aurait dès lors pu s’attendre à une réforme bien préparée, facilitant le travail des enseignants.

En réalité celle-ci s’est révélée être aussi mal préparée que les autres : les professeurs ont tous vécu deux années particulièrement pénibles à la fois pour maîtriser les nouveaux programmes et leurs subtilités (‘points de passage et d’ouverture’, ‘jalons’…), à la fois pour mettre en application de nouveaux types d’exercices bien mal cadrés et aux ambitions très hétérogènes (que penser de la partie rédactionnelle de l’épreuve d’HG réduite à une heure ?).

Certes nous y sommes habitués, mais faut-il pour autant ne pas réagir quand nos autorités nous mettent régulièrement en difficulté (le mot est parfois faible) pour finir le programme et pour avoir une parole claire face aux questionnements légitimes des élèves sur les nouvelles épreuves ?

Pour le SNALC, la bienveillance tant vantée et réclamée par nos autorités passe aussi par un respect des temps de travail et de repos des professeurs, complètement mis de côté par cette réforme précipitée. La bienveillance passe aussi par la rigueur avec laquelle toute nouvelle réforme devrait être présentée afin qu’il ne revienne pas in fine à chaque professeur de faire, faute de mieux, sa propre interprétation ou traduction des volontés ministérielles.

Bien entendu l’application de la réforme et des nouveaux programmes ont été perturbés par les confinements et les cours à distance, mais chacun a bien reconnu les défauts habituels des réformes mal ficelées. L’ouverture bien tardive des banques de sujets pour les E3C l’an passé ou la formation également bien tardive au grand oral sont aussi un signe de la fébrilité et de l’impréparation de toute la machine Education nationale.

Le SNALC demande ainsi instamment que l’on cesse de compter sur les personnels enseignants pour colmater les innombrables brèches ouvertes par l’institution elle-même !

Stéphan Aubriet, membre du bureau académique
snalcdechampagne@gmail.com

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